LES FRANÇAIS QUI SOUTENNAIENT LE FLN ÉTAIENT AVEUGLÉS PAR LEUR HAINE DE LA FRANCE

Publié le par Manuel Gomez

LES FRANÇAIS QUI SOUTENNAIENT LE FLN ÉTAIENT AVEUGLÉS PAR LEUR HAINE DE LA FRANCE

Puisque l’OAS est redevenue d’actualité, 60 ans après l’indépendance de l’Algérie, qu’il me soit permis de l’expliquer à tous ces jeunes communistes et gauchistes, ces politologues, qui, sur tous les plateaux de télévision (et même sur CNews) l’étiquette à ‘‘l’extrême droite’’ et risque donc de mourir totalement idiots.

N’est-il pas de mon devoir de tenter de les éclairer, puisqu’ils sont tellement ignorants ?

Un simple rappel : l’OAS n’a existé que de Février 1961 (création officieuse à Alger par le colonel Godard, le docteur Jean-Claude-Pérez et quelques autres officiers et personnalités et, officiellement à Madrid, à Pâques de cette même année, en présence du général Salan, de Pierre Lagaillarde, de Jean-Jacques Susini, du Capitaine Ferrandi, quelques autres personnalités ainsi que votre serviteur qui représentait M. Georges Bidault) à fin juin 1962 (Date où les derniers représentants de l’organisation quittèrent l’Oranie sur deux bateaux espagnols envoyés par Franco, contre l’avis de De Gaulle).

Ultra-droite dites-vous ! Son chef, le général Salan, était catalogué nettement à gauche par les divers gouvernements de l’époque. Il était l’interlocuteur privilégié du général Ho Chi Minh, chef des ‘‘Viets’’ communistes, à tel point que, lorsqu’il fut nommé à la tête de l’armée française en Algérie, les partisans de l’Algérie Française derrière Michel Debré, et avec la bénédiction de De Gaulle, tentèrent de l’abattre avec un ‘‘bazooka’’, supposant qu’il avait été mis à ce poste, par les socialistes, afin de ‘‘liquider’’ l’Algérie Française. Le général Salan échappa de justesse à cet attentat et ce fut ce malheureux commandant Rodier qui fut tué.

Dès l’échec du ‘‘putsch’’ des généraux apparu l’OAS et si 90% des européens d’Algérie furent derrière elle, seulement quelques milliers participèrent activement à son fonctionnement. Qui étaient ces quelques milliers, et plus précisément les quelques centaines directement impliquées dans les actions punitives ? En grande majorité les quartiers populaires de Bab-el-Oued, d’Oran et d’autres villes importantes, composés à 80% de communistes, de socialistes, de républicains espagnols antifranquistes, encadrés par des officiers et sous-officiers déserteurs qui n’avaient aucune appartenance politique mais seulement la défense se ‘‘leur honneur et de la parole donnée aux populations que l’on avait mise sous leur protection’’.

A titre d’exemple je peux citer le responsable du plus actif des ‘‘commandos Deltas’’, Jésus de BEO, avec qui j’ai partagé les rangs des jeunesses communistes de 1945 jusqu’en 1952, puisque j’étais journaliste à l’époque, d’un quotidien communiste ‘‘Alger-Républicain’’.

L’OAS a-t-elle commis des crimes, comme cela se dit depuis des décennies en France métropolitaine ? L’OAS a exécuté des traitres qui apportaient leur soutien physique et financier aux ennemis de leur Patrie, la France. Je ne peux les citer tous, ils furent très nombreux parmi la gauche française, cette gauche qui collabora avec les nazis jusqu’en octobre 1941, et qui sabota la défense française.

L’OAS exécuta des policiers et des ‘‘barbouzes’’ qui étaient les complices du FLN et avaient pour seul objectif de l’éliminer, sur ordre de De Gaulle. Rappelons que 200 commissaires et officiers de police furent recrutés pour constituer la ‘‘Mission C’’ et que l’on comptabilise plus de 500 victimes à l’actif de cette organisation d’Etat, en collaboration très étroite avec les services de renseignement du FLN. Egalement des membres du FLN, des tueurs responsables d’attentats contre des populations innocentes.

L’OAS a-t-elle organisée des attentats sur le territoire métropolitain, donc en France ? Certes mais pas tous les attentats qu’on lui attribue car environ 50% furent l’œuvre d’organisation française et j’en veux pour preuve les déclarations de Constantin Melnik, conseiller pour la sécurité du ministre Michel Debré et responsable de certains services secrets : « Il avait reçu l’ordre de provoquer des attentats spectaculaires pour monter l’opinion française contre l’OAS ». Ce furent l’attentat du Quai d’Orsay, 1 tué et 20 blessés, celui de la voiture piégée à Issy-les-Moulineaux, 3 morts et 46 blessés, etc.

L’OAS a-t-elle commis des ‘‘bavures’’ ? Certes, dans toutes guerres de résistance se commettent des bavures, par des éléments incontrôlés et sans en avoir reçu les ordres. Ce n’est pas l’histoire de la résistance française, entre 1940 et 1945, qui me contredira, elles furent nombreuses et bien plus préjudiciables qu’elles ne le furent pour l’OAS, à une autre époque.

Pour conclure, en ce qui concerne l’OAS, deux déclarations qui en expliquent la brève existence, celle d’Alain Peyrefitte « L’OAS c’est le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir » et il cite cette confidence de De Gaulle, dans son livre ‘‘C’était de Gaulle*’’ : « Les gens de l’OAS me haïssent parce qu’ils sont aveuglés par leur amour de la France. Mais si les Français qui soutiennent le FLN me haïssent tout autant c’est parce qu’ils sont aveuglés par leur haine de la France ».

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FRANCE : IL N’Y A PLUS DE LIBERTÉ D’ESPRIT, PLUS DE DROIT DE SOUTENIR SES PROPRES IDÉES
 
 

© Manuel Gomez  

Avec l’aimable autorisation de Dreuz.info.

Manuel Gomez est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1931.

Engagé par Albert Camus, à l'âge de 15 ans, comme  pigiste à "Alger Républicain", Manuel Gomez a poursuivi sa carrière comme rédacteur dans les quotidiens "La Dépêche d'Algérie", puis à Paris à "L'Aurore" et "Paris-Turf.

Il a été chef de rubrique au "Méridional" de Marseille. et Rédacteur en chef de "Midi-Magazine" à Nice.

Manuel Gomez a été le proche collaborateur de M. Georges Bidault, dernier président, après Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance et dernier responsable de l'OAS, après l'arrestation du général Salan, et rédacteur en chef du Bulletin National du CNR/OAS "France Presse-Action" en 1961. Après 1995, il a écrit et publié 21 livres, tous en vente sur Amazon, y compris le dernier "Et si je revenais..."

Lauréat du "Prix Véritas" 2015 pour son livre "J'accuse De Gaulle".

Publié dans Manuel GOMEZ

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