POUVOIR D’ACHAT OU RATIONS DE SURVIE ?

Publié le par Pierre Robès

POUVOIR D’ACHAT OU RATIONS DE SURVIE ?

Je suis trop jeune ou pas encore assez âgé pour avoir connu l’occupation, mais j’en garde quelques images d’Epinal et, d’ailleurs, pourquoi stigmatiser ainsi cette belle ville d’Epinal ?

Rationnement, tickets alimentaires, bons d’achat, surveillance, délation…

J’ai la curieuse impression de revivre l’histoire…

Faire une liste de 100 produits de première nécessité, c’est complètement absurde.

C’est techniquement impossible au regard de notre fiscalité sur la TVA : le chocolat noir de base est taxé à 5,5%, mais le chocolat lait/noisettes l’est à 20% puisque transformé, c’est un exemple entre 1000. Le « bon peuple » n’aura droit qu’à des produits de base, comme les Irlandais condamnés à bouffer des patates provoquant leur exode massif vers l’Amérique, pendant que les « élites »  pourront continuer à se goinfrer …

Il en va de même pour toute cette distribution de chèques pour « compenser ».

J’ai reconstruit ma vieille longère normande il y a maintenant plus de 25 ans.

A l’époque, j’ai fait le choix de l’isoler au maximum et de la chauffer au bois.

20/25 euros le stère, c’était le prix normal et constant. Aujourd’hui, c’est de 55 à 75 euros quand on a la chance d’en trouver sur « le bon coin ».

Et, comme le bois se paye « en espèces », comment pourrais-je justifier ma dépense pour encaisser le « ticket bois » ?

Encore une gigantesque bêtise inapplicable de gens qui ne connaissent pas la vraie vie.

Mon fournisseur de bois habituel m’a indiqué qu’il était quasiment impossible de trouver du bois chez les revendeurs classiques : Dans ma région, les coupes de bois ont toutes été raflées par les Allemands et les Anglais dès le printemps !

Je devais donc me débrouiller tout seul, l’électricité pour se chauffer, ça coûte trop cher pour moi.

C’est beau l’Europe de Maastricht, vraiment beau.

Benoît XVI, ce magnifique pape, nous a quittés. Il a probablement bien fait de ne pas vivre 2023.

Un « annus » qui s’annonce « horribilis ».

Songer que la France dont l’avantage compétitif (merci génial Adam Smith) était l’énergie risque des coupures de courant, alors qu’on prône le « tout électrique » , cela laisse rêveur…

Il existe un délit d’abus de bien social qui pénalise lourdement les chefs d’entreprises.

Pourquoi ne pas créer un délit « d’abus de bien national » qui mettrait définitivement hors d’état de nuire tous ces politiques criminels qui se reconnaitront ?

Flinguer le nucléaire pour faire plaisir aux écolos, n’est-ce pas un crime ?

Pierre Robès    Pierre Robès

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