Une jolie boîte… qui n'est vraiment pas un cadeau !

Publié le par la-petite-souris-normande.com

Atelier municipal

 

L'inauguration du local des services techniques de Val-de-Reuil se prépare fiévreusement : le prestige du maire est en jeu, à quelques jours de la sacro-sainte cérémonie des voeux !

Certes, le bâtiment est joli, sans grande originalité. Mais l'espace accordé aux services municipaux est colossal pour une ville de 13 000 habitants. Et c'est là que le bât commence à blesser…

Disposer d'une gare est un atout majeur, exceptionnel pour le développement économique, non seulement de Val-de-Reuil, mais de l'agglo Seine Eure voire de tout le quart Nord-Est de l'Eure.

Disposer de terrains autour d'une gare permet d'implanter ce dont l'économie euroise manque cruellement : des bureaux, reliés à Rouen et Paris par une gare en pied de bâtiment.

Une fois de plus, le maire témoigne de son exceptionnelle courte vue en gaspillant ces précieux mètres carrés.

Ne valait-il pas mieux construire des bureaux, ou agrandir les parkings terriblement saturés, au lieu de flatter l'œil des passants avec un local municipal, certes utile, mais sans valeur ajoutée pour l'économie locale.

P comme Prestige, mais aussi...

Le prestige à un coût. Considérable. Tellement considérable que c'est un secret. Quel conseiller municipal peut-il dire ce que cet équipement va coûter à la commune ?

Pour masquer le coût de cet équipement et le transférer aux générations futures, le maire a recours à l'instrument qui a valu tant de déboires à Bernard Amsalem, son prédécesseur : le PPP, partenariat public-privé.

Avec un PPP, la ville ne paie rien aujourd'hui, mais beaucoup trop demain : c'est un privé qui investit d'abord, puis récupère sa mise, considérablement augmentée, des années plus tard.

De sinistre mémoire, c'est le PPP de la piscine de Val-de-Reuil qui a plombé la gestion de Bernard Amsalem…

Allons, pas de tristesse ! Dansons la valse des impôts ! La fin du monde est reportée à une date ultérieure ! La ville sera coquette le jour où le maire coupera le ruban ! Et pour fêter l'an nouveau, les contribuables iront noyer leurs craintes dans l'alcool offert par les élus, avec le produit de la taxe d'habitation. Aucune crainte à avoir : le maire n'a pas d'opposition, alors…champagne!

 oedicnene criard  L’oedicnème Criard

Publié dans LIBERTÉ D'EXPRESSION

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